6 anciens poèmes de ma composition

6 anciens poèmes de ma composition
Songe d'un jour d'été:
L'Argus bleu s'est posé, fatigué ;
Sept lieues il a tout seul traversé.
Le soleil a chargé ses batteries
Pour qu'il puisse poursuivre sa courte vie.

Une ombre menaçante lui fait peur,
Il a pensé à un prédateur
Mais ce n'était que mon destrié,
Mon irremplaçable cheval ailé.

Il bat des ailes, l'allure fière
Puis me pose dans une clairière.
Je lui dit de me laisser,
Plus tard je le rappellerai.

J'ai rendez-vous à midi
Avec l'amour de ma vie.
Je le rejoins dans le pré
(Pour mon cheval il ne sait).


- - -
Tu es mon astre solaire,
Olivier tu me confères
Une étincelle de bonheur,
Elle embrase chaque fois mon coeur.

Nous tourbillonnons, lumineux,
Ayant gagnés l'aval des cieux.
Dans la plaine poussent quelques guimauves,
Des gentianes bleues et autres mauves.

L'Argus bleu est là, il s'est arrimé
A la fleur d'un arbre à papillons et
Il se désaltère sous l'air lourd d'été.
Ce nectar est bon à se damner !

Croques avec sensualité
Cette fraise remplie de volupté,
Laisse t'enivrer son goût sucré,
Sens la pulpe ta langue caresser.
- - -
J'ai rendez-vous à la minuit
Et toutes mes espérances aussi.
Je le rejoins au bord de l'eau,
Les sentiments à fleur de peau.

Tu es mon astre lunaire.
Chère âme, tu ne cesse de plaire
A ma tête, mon corps, mon coeur
Et tu annihiles mes peurs.

Tu te tiens, le teint marmoréen
Sous les rayons pâlots diluviens
Que la lune déverse sur nous deux,
Nous auréolant, mais juste un peu.

L'Argus bleu me semble irréel
Dans l'axe de la lune si belle.
Le papillon cherche l'endroit
Propice où il se reposera.

Connais-tu les arcanes de l'amour ?
Une fois initié, c'est pour toujours.
Ne ris pas de moi ; je peux jurer
Que le romantisme n'est suranné.
- - -
Tu es mon amour planétaire,
Mon plus grand trésor sur cette terre.
Minuit est passé, il est temps
D'entrer dans l'eau dès maintenant...

Si nous devons nous revoir un jour:
Si nous devons nous revoir un jour
Au coin d'une rue ou sur une avenue
Peut-être renaîtra ton amour
Peut-être te portera-t-il aux nues ?

J'ai confié ma peine aux fleurs,
Elles m'ont embaumées le coeur.
Mon cri s'est perdu dans le vent
Et je suis là que je t'attends.

L'amour m'a soufflé aux points cardinaux,
Semé à tous vents ; j'ai bu beaucoup d'eau
Mais les toxines amoureuses sont restées
Comment de toi pourrais-je me purifier ?

Aucune médication ne t'éradique de mon corps,
Je préfère me laisse aller à mon triste sort.
Aucun élixir d'oubli ne t'efface de ma tête,
Tu restes le seul et l'unique but de ma longue quête.

Olivier, tes pensées vont-elles me dessiner ?
Ton coeur va-t-il battre plus fort à ma pensée ?
Tes rêves enchantés vont-ils de moi se peupler ?
Auras-tu au moins l'envie de vers moi marcher ?

Si nous devons nous revoir un jour
Dans un parc ou dans une chambre noire
Laisseras-tu te consumer l'amour ?
T'en iras-tu ou resteras-tu tard ?

Chronique d'une fin attendue:
Sur les rives de son lac bavarois
La mort est venue frapper, déjà.
Elle n'était encore qu'une enfant
Alors qu'arrivait le néant.

Puis, lord d'une chaude journée d'été
(Ou de l'horreur d'une destinée),
Le coup de foudre d'un Empereur a fait
D'elle ce qu'elle ne s'imaginait.

Malgré l'amour dans leurs yeux
Ils ne sauront être heureux
Que lors de quelques moments,
Les plus tristes apparemment.

Belle Madonne au charme à l'apogée
Tu n'peux rien contre tes enfants volés
Ni contre cette anorexie et
Cette mélancolie qui t'ont brisée.

Mais même si l'intérieur se fragmente,
A l'extérieur tu es rayonnante
Et tous ceux que tu croises, subjugués,
Ne peuvent démentir ta grande beauté.

Et voilà que tu as trouvé une chose
Pour laquelle ta vie vaudra quelque chose.
Tu deviens "la belle Providence" de là
Où vivent les irréductibles hongrois.

1867. Le compromis,
Couronnement de tous les efforts founit.
Tu reçois la couronne par Andrassy,
Te voilà Reine du plus beau des pays !

Ici, plus d'Elisabeth,
Tu es devenue Ezsébet.
Le peuple magyar t'acclame
Et toujours vivra cette flamme.

Mais voilà que la vie redevient fade
Alors se multiplient des escapades.
L'Impératrice et Reine est Amazone,
C'est à cheval qu'elle parcours le royaume.

Son tour de taille est sans appel
Aucune femme ne peut faire mieux qu'elle.
Elle plonge dans Heine et la poésie
Et de plus en plus elle versifie.

Puis soudain, à Mayerling, survient la mort
Voilà que le seul fils, l'héritier, est mort.
C'est une fois de trop, elle restera
En noir jusqu'à c'qu'elle disparaîtra.

Voilà qu'elle devient la Mater Dolorosa
A partir de maintenant, sans cesse elle voyagera.
Ainsi commence l'odyssée de l'Impératrice.
Elle sillonnera l'Europe, silhouette fine et triste.

Son ombrelle et son éventail
La masque car elle n'est de taille
A affronter tous les regards.
Elle s'isole de ce monde, si pâle.

Cette Impératrice anarchiste
Préfère de loin les Républiques.
C'est pour ça qu'elle aime tant la Suisse,
Qui sera sa dernière visite.

L'attente de la fin c'est si long.
A quoi bon vivre sans raisons,
Sans rien qui peut nous retenir ?
C'est tentant d'enfin en finir.

10 septembre 1898.
Si belle Madonne, ce fut ta dernière nuit,
Car pour cet homme, Luigi Lucheni,
Il faut qu'un grand de ce monde perde la vie.

Il n'avait pas pensé à toi, mais voilà
Que la proie qu'il avait choisie ne vient pas.
Dans le journal, on annonce ton arrivée,
La victime change de nom, pas la destinée.

Le bateau va partir, il faut se dépêcher.
La grande et noire silhouette n'est accompagnée
Que d'une dame de compagnie. Elles avancent, pressées,
Sans savoir c'qui est en train de se préparer.

Sur le quai, on se hâte, mais un homme
S'approche de l'illustre personne.
Il la percute et l'atteint au coeur
Et elle tombe, non sans une douleur.

Il s'enfuit mais on le rattrapera.
Son poinçon fait main il le jeta.
L'Impératrice se relève, choquée.
Que voulait donc l'homme qui l'a cognée ?

Elle croit que sa montre il voulait voler.
Elle remercie les gens venus aider.
Remise du choc, elle se met à marcher.
Elle ne saura qu'on l'a assassinée.

Quand elle parvient sur le pont du bateau,
Elle s'évanouit sous le ciel si beau.
On l'allonge donc mais il fait une chaleur
Qui n'risque sûrement pas d'aider le coeur.

On apprend que c'est l'Impératrice.
Le bateau, qui doucement s'en va,
Doit faire demi-tour, et au plus vite.
Sur on brancard la Reine on posa.

Elle a reprit connaissance quelques instants
Avant de pour de bon rejoindre le néant.
Elle gémit, inconsciente ; on la ramène à l'hôtel
Où elle expirera sans s'en rendre compte ; belle, si belle...

Eljen Erzsébet Királyné !

La fleur de l'amour:
Le soleil nous a vu prendre congé
De la ville bourdonnante aux gens pressés.
Dans l'air flottait le parfum de l'été,
Nous sommes partit humer les fleurs des prés.

Le sourire aux lèvres, l'amour dans la tête
On profite de cette escapade. Peut-être
Cette journée durera-t-elle l'éternité ?
Je ne veux rompre le charme de cette journée.

Le coquelicot, la rose, le myosotis
Nous ont vu passer et ils se sont dit
Que l'amour ne pouvait être plus beau.
Nous nous arrêtons au bord d'un ruisseau.

L'eau est rafraîchissante. Elle glisse sur toi,
Cela remue certaines choses tout en moi.
On marche à nouveau, je vois des bleuets;
Je repense au temps où enfant j'étais.

Mais cette soudaine nostalgie est chassée
Par la traînée ocre qui le ciel strie et
Nous profitons de ce si beau moment
Pour nous embrasser des plus tendrement.

Le crépuscule tombe ; la lune s'est levée,
Elle veille sur nos corps pour nous protéger.
Tes paupières se closent sur ton doux regard
Je me lève et doucement pars au hasard.

Je passe les arbres, les animaux nocturnes,
Je cherche la fleur qui ferait ma fortune
Parce que sa principale propriété
Est d'insuffler l'amour d'éternité.

Après plusieurs heures, je peux être fier
D'avoir, à la faveur de l'astre lunaire,
Trouvé la fleur qui fut tant convoitée.
Je peux retourner près du coeur aimé.

La fleur, si rare, semble faite d'étrangetés
Car ses fins pétales ne cessent de briller.
Olivier, au creux des bras de Morphée,
Innocent, ne fait que doucement rêver.

Endormit, vulnérable, il est touchant.
Près de lui, je me mets sur mon céans.
Je regarde la fleur dont le bleu nectar
Saura remuer l'amour de toutes parts.

J'incline la fleur sur les paupières fermées,
Une goutte vient perler puis se laisse tomber.
Le nectar bleu glisse et la peau lisse et
Sur les fins cils il va s'agglutiner.

Une fois les deux paupières ensorcelées,
Je sais qu'Olivier l'est, je peux jeter
Au loin la fleur de l'amour et je peux
Donc enfin me coucher, fermer les yeux...

Pleurs sur Paris:
Mes pleurs ont lavés les avenues de Paris
Tu t'es protégé, muni d'un parapluie.
L'eau salée a roulée jusqu'aux caniveaux
Là où seuls les sacrifices se trouvent être beaux.

J'ai tant et tant pleuré
Que mes glandes lacrymales ont séchées,
Elles se sont atrophiées.
Mes yeux rougis ne cessent de piquer.

Je t'ai vu sur les Champs-Elysées
Tu n'as pas daigné me regarder.
A ton bras, une intrigante payée.
Cette garce au Diable je l'ai envoyée !

La vision de Paris s'étrangle
En une spirale étanche, étrange.
Je me revois alors petit
Lorsque j'aimais toujours la vie.

Des flash-back s'emparent de mon esprit
Et me ramènent au temps qui a fuit.
Je me revois chez ma grand-mère, dimanche matin
On s'amusait, l'insouciance primait, mais demain...

Pour la journée "portes ouvertes" de l'école on faisait
Un spectacle avec une chorégraphie et c'était
Toujours très amusant et je ne m'imaginais
Pas une seconde dans un futur où plus rien n'irait.

A cet âge là, on est innocent, on ne sait pas
Qu'un jour tout peut basculer mais cela n'empêche pas
Que cela se fasse et je ne comprends toujours pas
Comment il se fait que tout ai pu changer comme ça.

Mais qu'importe car il est torp tard
Pour changer ce qui fait l'histoire
De notre vie. Même dans le noir
On n'peut semer son désespoir.

A cette époque, je n'aurais pu me douter
Q'un peu plus loin grandissait un Olivier
Et qu'un jour nos deux routes viendraient se croiser,
M'apportant l'Amour et la peine prolongée.

Le rire de mon enfance s'est muté
Dans la peine qui ne peut me quitter.
Comment étais-tu toi Olivier ?
Qu'on se connaisse enfant j'eus aimé.

Mais cela n'eut rien changé
Car je ne pouvais imaginer
Un jour un homme préférer;
Cela était juste hors de pensée.

Cependant c'était là, latent, au fond de moi
Et toute son expression est venue avec toi.
A présent je ne peux rester sourd à mon coeur
Et ce dernier me dit que tu es le bonheur.

Mais pas de chance, ton coeur dit autre chose,
Je ne dois attendre entre nous l'osmose.
Néanmoins, j'espère bien qu'un jour prochain
Tu seras prêt à me prendre la main.

Les pleurs cessent mais la grisaille surplombe Paris
Tu viens de jeter au loin ton parapluie.
Au pied de l'obélisque nos yeux se confluent
Tu ne dis mot mais mon amour s'accentue...

Enfant du soleil:
Je suis un enfant du soleil,
Mon père illumine tout le ciel,
Je suis né par un arc-en-ciel,
Mon coeur est fait d'amour, de miel.

Au pied de l'arc-en-ciel j'ai atterri,
Je vois mon père qui brille dans l'infini.
De ses rayons il me caresse, je sais
Qu'il saura toujours tout de mes méfaits.

Je marche sous le soleil de Paris
Eclats de verre, de pierre et de vert.
Sous le ciel azur non définit
Je rencontre mon insoupçonné frère.

Mon âme est un puit de lumière,
Celle que m'a transmit mon cher père.
Mais on se corrompt loin du ciel,
J'ai maintenant dans le coeur du fiel.

Je suis un amant de la lune
Dans sa lumière je touche les dunes.
C'est toujours dans l'éther encré
Que se jouent les émois sucrés.

Près de l'eau chatoyante
Est une surface miroitante.
L'éclat de lune se jette
Dans les surfaces tant offertes.

Miroir, miroir au bord de l'eau
Quel est le reflet le plus beau ?
"Celui où toi et Olivier
Venez ensemble pour parler."

C'est toujours sous l'astre mort
Que nous mêlons nos deux corps.
Aussi, quand l'aube ouvre les yeux
Nous ne sommes plus à portée d'yeux.

Tu es un enfant du soleil
Même si toi ce n'est pas pareil.
Tu as dans ton coeur miel et fiel
Et tu détestes les arcs-en-ciel.

Quand l'astre de feu nous épie,
Nous vaquons chacun à notre vie
Car il ne doit jamais savoir
Ce que nous faisons tous les soirs.

Un papillon bleu se pose sur le bout de mon nez,
Il a sentit le vide que la séparation créée.
Le cours du temps semble suspendu à Paris
Eclats de lumière, d'architecture et de vie.

Nous sommes des enfants du soleil,
Nous nous aimerons pour l'étrenel.
Le turquoise céleste nous sépare
Qu'importe ! Nous attendons le soir...

# Enviado em Quarta 19 Julho 2006 05:40

Modificado em Quarta 05 Agosto 2009 05:34

4 anciens poèmes de ma plume

4 anciens poèmes de ma plume
Lady Bouche-de-Roses:
Corfou nous recueilla
Elisabeth et moi.
L'été nous enveloppa
Pour que nous n'ayons froid.

Les mouettes nous dirent au revoir ;
Nous ne serons là ce soir.
Le Miramar nous laissa
Fendant l'eau tiède d'ici-bas.

Le soleil nous souriait,
Gaiement il nous invitait
A profiter de ses dons
Dans le jardin de saison.

La route est poussiéreuse,
Egalement caillouteuse.
Qu'importe ! Nous allons à pieds ;
Nous aimons tout deux marcher.

Sissi avançait avec légèreté,
De sa main gauche elle tenait son ombrelle.
Son bras droit, qui le mien avait enlacé,
Tenait l'éventail qui la masquait d'un tel.

Ouvrir son éventail si promptement
Est un art que Sissi rend excellent.
Aussi vive que l'éclair qui frappe la Terre
Elle masque son visage de Fée(1) d'un tiers.


L'Achilléion(2) apparaît sous nos yeux
Il se découpe, majestueux, dans le ciel bleu.
Le bâtiment, marmoréen, nous surprend
Sissi et moi, dans une discussion sur notre temps.

Siècle hypocrite, toi qui nous a enfanté,
Vois le chaos dans lequel nous sommes piégés.
L'Aigle veut jouer à l'autruche, il ne voit
Que les Balkans feront sonner le glas !(3)

Le petit âne pur sang(4) n'a encore rien vu,
Lui qui pour son pays aurait tant voulu !
De part et d'autre le grand chêne(5) est rongé
Il a fait son temps, il peut bien tomber.

Sissi s'arrête, stoppant le mouvement
Si harmonieux de sa robe d'un blanc
Immaculé. Elle regarde Achille
Qui se meurt, le talon transpercé.(6)

Je me recueille aussi pour Achille,
Meilleur héros de l'Antiquité.
Mais il grand temps d'aller plus loin,
Voir où poussent les roses et le jasmin.

Le Papillon(7) haut en couleurs
Se pose sur la plus belle des Fleurs.(8)
Malheur ! Un serviteur nous a vu
La nouvelle va se répandre partout !

Même celui qui ne l'aura voulu
Sera au courrant à propos d'nous.
Quelle sera la réaction du "malchanceux" ?(9)
Sissi ne s'inquiète pas, ça s'voit dans ses yeux.

Aussi, autour de Lady Bouche-de-Roses
S'enlacent déjà les serpents du sourire.(10)
Et tout, autour de moi, s'anamorphose
Tandis que s'empare de moi un fou rire...

(1) Sissi s'identifiait parfois à la Reine des Fées Titania (Le songe d'1 nuit d'été) dans ses poèmes.
(2) Nom donné par Sissi à la villa qu'elle s'était faite construire à Corfou.
(3) Référence à la monarchie des Habsbourg et à la première guerre mondiale à venir. Sissi avait dit que les Balkans était une poudrière et que les malheurs viendraient de là.
(4) L'Empereur François-Joseph. Surnom que sa femme lui donna dans un poème.
(5) Allusion à la monarchie habsbourgeoise que Sissi fait dans un poème.
(6) Achille était son héros préféré et dans les jardins de l'Achilléion, elle avait fait installer une sculpture d'un Achille mourant.
(7) Moi ! Je l'embrasse.
(8) Sissi bien sûr.
(9) François-Joseph, son mari. Surnom qu'elle lui donna dans un autre poème.
(10) Phrase empruntée à un poème de l'Impératrice.

Love is in the air:
Can you smell it ?
Can you sense it ?
Can you see it ?
Can you feel it ?

Je vois l'amour dans nos coeurs
Pourquoi donc en as-tu peur ?
Je sens qu'l'amour est dans l'air
Donc pourquoi tout foutre en l'air ?

Enlève-moi ce masque à oxygène
Fais-moi le plaisir d'humer cet air
Car je veux que tu fasses enfin face
A l'amour qui entre toi et moi passe.

Love is in the air
See it in the atmosphere.
Love is in the air
But you don't care ; so unfair...

Bang bang !:
En te levant ce matin
T'as de suite levé les mains
Pour que je ne dise un mot
Car d'après toi j'en dit trop.

Bang bang !
Le coup est partit tout seul
Bang bang !
Ta haine sera mon linceul.

Ce matin était celui de trop
Et tu me l'as dit à demi-mot,
Tu as choisit l'option radicale
Mais après tout, c'est un moindre mal.

Bang bang !
Tu me tues, tu me fais du bien
Bang bang !
Sans ton amour, je n'veux plus rien.

La balle touche le mur ; raté
Je t'expédie un coup d'pied
Tu me vise et tire encore
Celle balle-ci est pour mon corps.

Bang bang !
Le coup est partit tout seul
Bang bang !
Ta haine sera mon linceul.
Bang bang !
Tu me tues, tu me fais du bien
Bang bang !
Sans ton amour, je n'veux plus rien.

Epitaphe:
Je repose par le fond
Si éloigné du monde.
Ma peau part en lambeaux
Sous ces mètres cubes d'eau.

Les poissons viennent se repaîtrent
De ce qu'il reste de ma chair.
Mon coeur, enfin mis à nu
Distille l'amour qu'il a eu.

Mes cheveux ondulent doucement
Dans la vase qui se répand.
Des poissons jouent à cache-cache
Dans ma sombre et sale tignasse.

Un brochet s'arrête et tente vainement
De gober un de mes yeux luisant.
Dans ma bouche, un intrus est entré
Il est maintenant partit explorer.

Ici bas, le soleil ne passe
Il n'y a qu'un doux remous flasque.
Mon âme repose enfin en paix,
Quand j'vivais c'est tout c'qu'elle voulait.

Mais hors du lac, la vie s'affaire
Ne s'inquiétant de mon affaire.
Au bord de l'eau, sur un galet
On a écrit ce qu'il fallait.

Dans une très bonne orthographe
S'étire une courte épitaphe:
"Ci-gît le Papillon éphémère
Qui s'est brûlé les ailes par amour."

# Enviado em Quarta 19 Julho 2006 05:32

Modificado em Quarta 05 Agosto 2009 05:31

13 anciens poèmes de mon inspiration

13 anciens poèmes de mon inspiration
Ce baiser:
Ce baiser
Sur ta bouche
Ce baiser
Ma bouche l'a eu
Epoustouflé
Près de ta bouche
Ce mielleux baiser
Sous l'air de l'été...

Ce baiser sucré
Sucre nos pensées
Plaisante épopée
Près du coeur aimé.

Ton souffle
Sur ma bouche
Ce soufle
Dans ma bouche
Désarçonné
Près de ta bouche
Cette tendre buée
Je l'ai toute bue et...

Cette buée salée
Embrume mes pensées
Plaisante épopée
Près du corps aimé.




La lueur
Dans ton regard
Cette lueur
Vers mon regard
Déconcerté
Près de ta bouche
Ce doux mot posé
Bouche énamourée...

Ce baiser sucré
Sucre nos pensées
Plaisante épopée
Près du coeur aimé.

Cette buée salée
Embrume mes pensées
Plaisante épopée
Près du corps aimé.

Et 1, 2, 3:
Et 1, 2, 3,
Mes yeux se sont posés sur toi
Et 1, 2, 3,
Mon coeur ne bat plus que pour toi.

Tu as détourné la tête
Pour moi il n'y a plus d'fêtes,
Mais il me reste l'arme à l'oeil,
Je vais t'écrire quelques feuilles.

Après tant de poèmes sur toi
Je n'suis pas soulagé d'un poids
Mais ce qui me pose un problème
C'est que tu n'as lu ces poèmes.

Et 1, 2, 3,
Et je pointe mon Wesson sur moi
Et 1, 2, 3,
Je tire en ne pensant qu'à toi.

Pensées envolées:
Je me laisse choir dans l'herbe haute
Ma tête se pose contre le tronc glauque
Ou la verdure s'est infiltrée
Rencontrant mes cheveux foncés.
Je soupir puis ferme les yeux

Par delà l'espace je m'évade
Au delà des nuages j'enrage
Car même là je ne suis heureux.
Je pensais pouvoir là t'avoir
Mais il n'y a rien à voir

Car il ne reste que des lambeaux
De centaines de rêves disséqués
Et je n'veux plus voir ces monceaux
De beaux songes partir en fumée.

Mes pensées le vent les a prises
Mon amour le temps l'a tué,
Mon âme se maintient indécise
Mon coeur par toi est épuisé...

Derby:
Au milieu de cette course folle
Je n'aperçois plus qu'une personne
C'est la divine impératrice
L'Amazone-Reine des courses hippiques.

Elle bondit, défie chaque fossé
Tandis que d'autres tombent à côté.
Aucun obstacle ne lui fait peur
La mort n'est pas une de ses peurs.

Son assiette est un exemple
De sa gracieuse perfection
Et je ne fus pas exempt
De quelques sourires qui font
Que je la regardai, béat
Rafler le trophé devant moi !

A l'ombre d'un cyprès:
De ce banc sous le grand cyprès
Je regarde la villa tout prêt,
Ce maëlstrom de marbre et d'soleil
Jette sur nous des faisceaux vermeils,
J'en suis éblouis et pourtant

J'ai déjà un soleil près d'moi,
Elisabeth éclaire mon "moi"
Tout en me rendant absent
Car il est troublant de l'avoir
Près de soi, ou même de la voir.

Voir le soleil couchant c'est beau
Surtout quand le coeur est léger,
Ce n'est surement pas de si tôt
Que je reverai un été

Car je vais partir vers le froid
Mais avant de partir j'embrasse
Sissi avec tout mon sang froid
Puis je m'en vais sans laisser traces.

Bal:
Dans la salle illuminée
Par beaucoup de chandeliers
Le bal peut être lancé
Les quadrilles peuvent s'élancer.

Les mots des convives me parviennent
Se trouve ici la fleur de Vienne.
J'ai près de moi, à mon côté
La reine de ce bal enchanté.

Puis la musique de Strauss s'élève
C'est le moment que je préfère.
Ma reine me tend doucement sa main
Je la prend, montre le chemin.

Sa robe lilas parsemée d'étoiles
Frôle le parquet devenu si pâle.
Les convives font la haie devant nous
Je me sens frémir de bout en bout.

Ensuite, on se met en position
Et dans un sourire nous commençons.
Les convives murmures tandis que nous valsons,
Elle obtient des garçons toute leur attention.

Les étoiles de diamant sur sa tête
Tournent et brillent en un mouvement de fête.
Elisabeth semble être charmée,
Si près d'elle, je me sens vaciller.

La musique remplit l'espace
Les autres couples ont prit leur place.
Sur ses lèvres, une onde passe
Je réponds d'un baiser tenace.

Romance lunaire:
Dans le ciel d'automne étoilé
La lune brille, doucement chamarrée
L'astre parsème ses rayons sucrés
Sur les pores de ta peau tannée.

Les étoiles, là-haut, dans l'éther
Se réflètent dans ton halo clair.
Tes lèvres, acidulées, se meuvent
Elles engendrent des mots sans heurts.

Tes cils s'endorment sur ton regard
Et flotte la poésie du soir.
Une mèche de tes cheveux foncés
Se pose sur ton front reposé.

Quelques roses s'attardent à tes joues
Point de rosée depuis des jours.
Olivier, tes traits se réfèrent
Au dieu le plus beau de la terre.

Le rayonnement lunaire t'abreuve
Il éclipse les possibles épreuves
Sur tes traits, dignes d'un poème
Il place une esquisse de bonheur.

Je ne résiste pas aux étrennes
Je te butine, jolie 'tite fleur.
Tu apparais comme un mirage
Qui s'en va au premier nuage.

Je réalise ton estampe en
Te couvrant de baisers ardents.
Tu dors, mais un sourire t'éclaire
C'est une enluminure trop frêle.

Tes cils s'élèvent sur tes yeux d'or
Je tremble comme sur un mirador.
Tes lèvres, humidifiées, s'approchent
C'est sur mes lèvres qu'elles s'accrochent.

Je l'attise notre amour:
D'un geste de la main j'ai envoyé
Sur tes lèvres mille papillons sucrés.
Autour de nous, dans l'air charmé d'été
Volent des baisers aux couleurs mordorées.

Je l'attise notre amour
Pour qu'il ne soit plus lourd
Mais pour qu'il nous consume
Que nos deux coeurs se hument.

D'un battement de coeur je t'ai dispensé
L'amour qu'il m'est possible d'expédier.
Des feux de bengale éclatent en mon sein
Tels des explosions de bonheur serein.

Je l'attise notre amour
Pour qu'il ne soit plus sourd
Mais pour qu'il nous élève
Dans la haute atmosphère.

I can't explain:
Les nuages s'amoncèlent
Dans mes sombres veines.
Saturés de peines,
Ils remplissent toutes mes veines.

Il faut me délivrer
Allez, viens me sauver
Même si je sais bien
Quel est ton chagrin.

Sorry, I can't explain
This despicable pain...

Mon chagrin est bleuit
Mon corps se refroidit
Veux-tu vraiment voir ça ?
Si non, viens et aide-moi.

Ecoute, si vraiment tu m'aimes
Alors, tranche-moi les veines
Surtout, ne sois pas si blême
Car c'est du pareil au même.

Sorry, I can't explain
This despicable pain...

Si tu veux me sauver
Alors viens me couper
Tu remplaceras mon sang
Par ton amour transcendant.

Oh, mon tendre amour
Sans comme mon souffle est court.
Oh, mon doux esthète
Sens mes battements si faibles.

Sorry, I can't explain
This despicable pain...

Mon coeur te saigne:
Mon coeur te saigne
Car trop je t'aime
Mon coeur ne sème
Qu'un sang bien blême.

Mon coeur te sème
Dans toutes mes veines
Mon coeur t'espère
De tout son être.

Mon coeur t'espère
En peines il erre
Mon coeur se perd
Il désespère.

Mon coeur se perd
Ne veut plus être
Mon coeur te saigne
Car trop je t'aime.

Le Papillon et la Mouette:
Moi, Papillon aux ailes vaporeuses
Je voltige dans la nature heureuse.
Elle, Mouette au plumage nuageux
Survole l'océan tumultueux.

Nous nous sommes rencontrés par beau temps
Nous avons volés ensemble un temps.
Mais l'amour peut-il vraiment fleurir
Entre deux êtres si imprévisibles ?

Elisabeth et Laurent
Ca ne fait pas élégant.
De plus, je ne suis Empereur
Mais un simple usurpateur.

Oh, Enfer et damnation !
Que n'ais-je perdu la raison !
Que ne suis-je le Héros mourrant
Ou l'esprit du Maître flottant.

Est-ce que deux voyageurs, même âmes soeurs
Pourraient ensemble trouver le bonheur ?
Est-ce que leur spleen, leur mélancolie
Ne ruineraient pas leur semblant de vie ?

Déesse hippique:
Dans ta simple amazone
La plus fière amazone.
Malgré ce corps si frêle
Une posture si altière.

Vénus n'a pas sa place
Au vu et su de ta grâce.
Pas de chance pour Diane
Ta peau est plus diaphane.

Ta voix est si mélodieuse
C'est une vraie coulée de miel.
Ta toilette est vaporeuse
Je n'avais rien vu de tel.

Le meilleur peintre, sculpteur, ne saurait
Rendre justice à l'être que tu es.
Aucune reproduction ne reproduira
L'inaccessible charme qui te fait aura.

Elisabeth, de tout l'empire il n'y a
Pas une seule meilleure cavalière que toi.
Erszébet, de tout le royaume il n'y a
Un coeur humain qui ne fonde envers toi.

Moi, humble sujet de Sa Majesté
Je me permets d'envoyer mille baisers.
Toi qui poursuis ta course dans le ciel
Sache qu'ici-bàs tu seras éternelle.

Tu fais mal:
Mister, tranche-moi les veines
Pour faire couler ma peine.
Mister, égorge-moi
Pour que je t'oublie, toi.

Puisque tu refuses de m'aimer
Au moins aide-moi à oublier.
Puisque tu refuses de m'éclairer
Au moins de tout viens me délivrer.

Je ne veux plus penser à toi
Car ça fait mal au fond de moi.
Je ne veux plus respirer
Ca abîme mon coeur blessé.

Même la mort sera plus douce
Que ce si dur non-amour.
C'est toute ma vie qui me pousse
A mourir, mon tendre amour.

Mon âme mortifère
A tellement souffert.
Aide-la une fois
Please, délivre-moi.

De toi je suis fou à lier
Il est temps de m'enterrer.
A défaut de m'aimer
Mister, viens me tuer.

# Enviado em Terça 18 Julho 2006 13:57

Modificado em Quarta 05 Agosto 2009 05:32

4 anciens poèmes de ma composition

Feuilles d'automne:
I
Le vent a soufflé
Les feuilles sont tombées
Les larmes ont coulées
L'amour a cédé.

La bourrasque a emporté
Au loin nos deux coeurs blessés
Les choses se sont terminées
Les maux, eux, n'ont pas bougés.

II
Mes pas se posent sur les feuilles mortes
Une douleur incroyable me porte
De voir ce tas de feuilles pourries
Je pense à cette peine infinie.

Les arbres sont en deuil
Se sont enfuies les feuilles
Notre amour est en berne
Nos coeurs sont dans la merde !

Il est temps de laisser tomber
Cette relation trop censurée
Elle n'a fait que nous déchirer
Il vaut bien mieux nous séparer.

III
Tu es partie avec l'automne
Tu as pris le chemin des feuilles.
Cette vie à deux fort monotone
Tu préfères la réduire au deuil.

Tu étais mon égérie
L'essence de ma poésie
Tu n'étais pas ingénue
Juste celle qui encore me tue.

Tu fus l'unique égérie
Qui m'encensait d'élégies
Mais cette douce philosophie
Ne t'a retenue, ma chérie.

IV
Je t'ai toujours dit Mister
Que tu étais un esthète
Alors pourquoi tant de pleurs
Fallait devenir poète.

Je te l'avais dit Mister
De préserver ton grand coeur
Mais tu n'as pas écouté
Maintenant tu dois payer.

Je t'avais prévenu Mister
De ce que coûte le bonheur
Pourquoi tout abandonner ?
Pourquoi t'es-tu suicidé ?

V
Je regarde les feuilles tourbillonner
Et les larmes ont mes yeux embués
Pourquoi le spleen aime-t-il mon âme autant ?
Et pourquoi la mort m'attire-t-elle autant ?

Une marée salée s'abat
Sur toutes ces feuilles, là, si bas
Et dans ce lourd ciel couvert
Ma rage se rassemble, conquiert.

La douleur contenue en mon coeur
L'écrase, le comprime d'une lourdeur
Il suffirait d'un signe de toi
Pour qu'il se dégage, qu'il y croit.

Si tu pouvais atteindre mon âme
Lui insuffler un brin de courage
Si tu pouvais caresser mon coeur
Ce serait le début du bonheur.


Poèmes d'été:
I
Le soleil s'est levé
Oh Mister adoré;
Mais où es-tu passé ?
Que t'est-il arrivé ?

Après-midi, soleil chaud
Tu réapparais, très beau
On se promène tous les deux
Est-ce que c'est ça être heureux ?

Mister, j'aime ton style
Dans mon coeur tu brilles
Mister, je suis fou
De toi. Tellement fou.

Je cueilles une pâquerette
En me contant fleurette,
Je la prive de pétales
Dans le vent les étale.

Sur nous, ces pétales de sang
Sont des gouttes tièdes nous tranchant
Le coeur car l'amour s'effrite
Tu ne m'aimes plus, tu me quittes.

Mister, ne sais-tu donc pas
Ce que je ferai pour toi ?
Car je serai prêt à tout
Pour te rependre à mon cou.

J'irais te cueillir une étoile
Ton homologue sur la grande toile;
J'irais te décrocher la lune
Car tu es le seul sur ma Une.

Pour toi Mister je peux tout
Parce que pour moi tu es tout;
Regarde le ciel azur
Il interpelle le plus pur.

Et la plus pure de toutes les choses
Fut notre bel amour, cette prose
Mais la plume tu l'as délaissée
Et laissé l'encre s'effacer.

J'ai ramassé un gros bouquet de fleurs
Que je t'envoies tel des baisers rieurs.

La chaleur si lourde est telle notre amour trop sourd
Amor, tu résonnes dans mon coeur en un bruit lourd.

II
L'air est chaud et gourmant
Dans ce p'tit bois dormant;
J'y ai trouvé, en blanc
Une Sissi d'ornement.

L'air est suave et odorant
Dans ce bosquet très charmant;
J'y ai trouvé se promenant
Un Mister source d'attachements.

L'air est lourd et collant
Sur cette herbe acceuillante
Où un Mister aimant
M'attend bien patiemment.

L'air est saturé, saoûlant
Dans ce conte de fées ardent
Où mon cher Mister, haletant
Veut continuer tout l'temps.

III
Je parcours la prairie fleurie
Me submerge la mélancolie
C'est le spleen qui accroche mon âme
Elle s'enlise comme prise dans des sables.

Il fait pourtant si beau
Et l'air est tellement chaud
Il n'empêche que le coeur
Semble lourd au porteur.

J'aime l'été ensoleillé
Me promener, en profiter
Mais ça renforce ma tristesse
Mon indissociable détresse.

Je trouve cela inexplicable
Mais je ne dirais pas dommage.
Ce n'est pas si désagréable
Ca fait partie d'mon paysage.

Les larmes scintillent au soleil
Eclairées elles sont plus belles;
Cette rivière abreuve mes joues
Et toutes les peines qui y tournent.

IV
Je cueille la pomme du péché
Pour à pleine dent la croquer
J'avance parmis les pommiers
En pensant à savourer.

Je ne savoures que les fruits mûrs
Ceux qui sont les plus purs, c'est sur
Mais mes passions ne changent rien
Au fait que plus rien ne va bien.

Ne manger que des fruits peu sucrés
Me rappelle notre loitain passé
Quand notre passion était sucrée
Et notre amour très acidulé.

Sur le coup de ces souvenirs
Je jette la pomme, je veux fuir
Oblitérer ces années
Aux oubliettes te jeter.

V
En passant près des lauriers-roses
M'assaillit d'un coup une prose
Une dans laquelle tu figures bien
Et qui agrandit mon chagrin.

La senteur des bougainvilliers
Me donne l'envie de versifier
Mais j'ai du mal à raviver
Le moment où tu m'as quitté.

L'ombre salvatrice des palmiers
Me rend le coeur bien plus léger
Tu n'y es jamais arrivé
Tu es mon erreur trop salée.


Fleurs de printemps:
I
C'était le renouveau, le dégel
La nature redevenait si belle
Les feuilles reprenaient vie sur les branches
Et les fleurs renaissaient dans les champs.

Les abeilles revenaient en groupe butiner
Et les papillons de nectar s'abreuver;
Le ciel reprenait une teinte bleue si amène
Le soleil brillait à nouveau haut, si fier.

II
Dans le beau petit pré reverdissant
Je contemplais le retour du printemps
Je marchais fort mélancoliquement
M'émerveillant du renouveau présent.

Mais un nuage voila le ciel
Me privant du précieux soleil
Désirant ainsi m'enlever
Un petit bonheur retrouvé.

III
Les oiseaux reviennent chanter
Sur mon balcon se poser
Pour tenter d'atténuer
Les larmes qui m'ont submergé.

Mais leurs chants ne peuvent rien
Mon âme ne se porte bien
Le spleen enchaîne mon corps
Son idéal est mort.

Sur le balcon s'évaporent
Les espoirs qui sèment la mort;
Dans la pièce règne la mort
Ce mot doux qui brise l'essor.

Sur mon lit de sésespoir
Point de soleil, la nuit noire
J'entends accourir la mort
Ce mot doux quand je m'endors.

Un vent dur et froid m'effleure
En apportant le malheur
Et alors me drappe la mort
Pour m'entraîner à l'aurore.

IV
La nature a reverdit
Tandis que mon sang bleuit;
Entre les branches recouvertes
J'entrevois une porte ouverte.

Ce passage, entre les feuilles dissimulé
Est une porte vers un monde plus acidulé
Où je pourrais retrouver ton goût sucré
Celui datant de notre amour passionné.

Car ici-bas, malgré le vert
Tout est bien tranchant et amer
Notre amour n'a plus de saveur
Excepté celle, salée, des pleurs.


Chansons d'hiver:
I
Les flocons autour de moi
S'éparpillaient tant que ça;
Un frisson me parcourut
Lorsque la goûter je pus.

La neige était si délicate
Que j'en ai brûlé les étapes
Et sur ma langue cette jolie perle
Recolore mon frêle corps si terne.

II
Les feuilles givrées gisaient
Sur le sol dur s'étalaient
Sous mes pas elles crissaient
Dans leur gangue de glace criaient.

Et la neige les recouvrait
Et je les aplatissaient
Et cela donnait l'effet
D'un tapis dense et épais.

III
La glace luisait au soleil
Faisait face à l'éternel;
Je posai mon pied dessus
Et marchai tant que je pus.

Mais la glace fragile céda
D'un craquement m'emporta
Et tout au fond me tira
Puis d'une lourdeur me figea.

IV
Les nuages blancs chargés de neige
Venaient au-dessus de ma tête;
Je vis les boules d'ouate tomber
Tourbillonner et me frôler.

Ce contact frais m'électrisa
A cet instant ma tête tourna
Le sol sous moi se déroba
Et ma tête le lit blanc heurta.

Les flocons dansaient autour de moi
Puis se posaient doucement sur moi
Recouvrant à présent mon corps pâle
Ensevelissant ainsi mon âme.

V
Dans cette forêt si froide et sombre
J'ai perdu mon "moi" et mon ombre;
Dans mes veines coule un sang bleuit;
Désespérément je me fuis.

Mon coeur de glace ralentit
Il sent bien que c'est fini;
Les espoirs ont au loin fuis
Je n'ai plus que mon esprit.

Mes genoux cognent la neige durcie
Voilà comment fini ma vie
Ma tête touche le blanc linceul
Je vais donc franchir le seuil.

VI
Entre les arbres nus j'erre
En un souffle je désespère
Mes pas s'effacent en un nuage
Sur le passage de ce blizzard.

Les vents tourbillonnent sauvagement
Et la neige me fouette rageusement
Le froid devient tellement mordant
Que je n'en sortirai vivant.

VII
Le loup affamé par l'hiver
A sentit de bien loin ma chair
Grâce à son infaillible flair,
Le voir venir ne m'inquiète guère.

Qu'il approche, qu'il vienne donc
Je n'bougerai pas d'une once
Je lui offres mon corps
Puisque j'attends la mort.

Loup, y es-tu ?
Depuis le temps
Que je t'attends
Me mangeras-tu ?

Loup, y es-tu ?
Tu sais, mon corps
Espère la mort
Mais où es-tu ?
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# Enviado em Terça 18 Julho 2006 13:43

7 anciens poèmes de ma plume:

7 anciens poèmes de ma plume:
L'espoir est mort:
L'espoir s'effrite et s'étiole
Enfermée est cette luciole
Lentement elle dépérit
S'envole son âme, son esprit.

Cette remarque au vitriol
Cet espoir d'une lueur folle
Fut enfermé, condamné
A s'étioler, s'envoler.

Dans sa cage de verroterie
Défile devant lui sa vie;
Dehors, dans l'air anonyme
Ne reste que son antonyme.

Le monde est désespéré
Car l'espoir s'est dissolvé
Seule la fin pourra laver
Tous les malheurs dispensés.


Lumière:
Le faisceau de lumière
Un océan de poussière
Il traverse le ciel
Il provient de l'éternel.

Du soleil à l'atmosphère
Et de là jusqu'à la mer
Il pénètre les sombres flots
Pour me frôler de son halo.

Mon âme, du fond de la mer
Quitte mon corps tellement amer
Pour remonter à fleur d'eau
Donc traverser ce beau bleu
Indigo, tel un étau.

Puis sa course dans le ciel
La mènera jusqu'au soleil
En s'incrustant dans l'éther
En une forme des plus altière
En une brillante étoile fière

Escale:
Le bateau accosta
Alors l'ancre on jetât;
Il était temps d'arriver
Ca avait assez duré.

Le soleil brillait bien haut dans le ciel
L'air marin rafraîchissait l'air de miel
La houle était quasi inexistante
Les mouettes tournoyaient en chantonant.

L'été battait déjà son plein
L'air était si calme et serein
Aucun nuage ne ternissait
L'éther bleuté qui scintillait.

Elle et moi sortîmes sur le pont
Tout cet iode, c'était si bon;
Je lui ai présenté mon bras
De la meilleure manière qui soit.

Je quittai le bateau en premier
Pour pouvoir, quand vint son tour, l'aider;
Elle ouvrit ses accessoires rituels
Son bel éventail et son ombrelle.

Nous avançâmes côte à côte
La vie est douce sur cette côte
Rien ne vaut Corfou, ses charmes;
C'est une rêveuse escapade.

L'Achilléion nous faisait face
Son marbre blanc était de glace;
D'un coup, Titania s'arrêta
Et je me demandai pourquoi.

Elle était simplement heureuse
Que nous soyons là tous les deux;
Notre amour est vif comme la flamme
Mais nous sommes des amants de l'âme.

Dans le jardin de son palais
Achille mourant nous regardait
Et l'âme du Maître virevoltait
Au-dessus de nos corps, si près.

Entre Titania et moi
Il y a un lien étroit
Le monde pourrait s'écrouler
Nos coeurs resteraient soudés.

Personne ne peut nous comprendre
Alors on s'isole ensemble
Nos âmes parlent la même langue
Nos vies sont prises dans une gangue.

Cette gangue glacée est faite par tous ces gens
Qui sans vergogne nous jetteraient au néant
Ils nous méprisent et nous ont étiquetés;
Il n'y a qu'à deux qu'on est apaisés.

A l'ombre d'un cyprès nous nous reposons
L'été est sans nul doute la meilleure saison;
La toilette de Titania est une merveille
Cette reine des Fées est aussi mince qu'elle est belle.

Son éventail et son ombrelle elle posa
Pour pouvoir ensuite se rapprocher de moi
Et quand nos lèvres d'un même élan se touchèrent
Je sentis nos chères âmes s'élever, légères.


Fées:
Je marchais sous le couvert
Des bois et j'ai découvert
Un petit être lumineux
Qui avait l'air d'être heureux
Ses ailes bruissaient lentement
Dans le léger souffle du vent.

La petite créature fuit
Sans hésiter j'la suivit
La forêt je traversai
Par delà l'eau je sautai
Et j'arrivai près d'une source
Ce qu'j'y vis me coupa l'souffle.

Se tenait en face de moi
La reine des Fées Titania
Et autour d'elle un essaim
De Fées qui bougeaient sans fin;
Les étoiles de Titania
Me laissèrent d'un coup sans voix.

Dans ses cheveux, ses étoiles de diamant
Me faisaient connaître le firmament
Ses longs cheveux ensorcelaient mon être
Restant pantois, je n'savais plus quoi faire
Mes yeux plongèrent dans ses sombres prunelles
Comment croire une apparition si belle ?

La Fée Titania:
Elle se matérialise
Comme le meilleur délice
Dans cette profonde nuit d'encre
Où ma douce plume je trempe.

Tu fais pétiller la nuit
Tu émerveilles les esprits
Je réalise ton estampe
Et fais pencher la balance.

Ta silhouette onirique
Me dit que c'est fatidique
Tes seizes étoiles en diaments
Surpassent de loin l'firmament.

Sous ta longue robe aérienne
Se cache des Fées la plus belle
Et cette écharpe de tulle
Cette gaze; tout est plénitude.

Cette robe est si vaporeuse
Ta peau si voluptueuse
Et ces chatoyantes broderies
Remplissent mon âme d'inertie.

Toutes ces soies et ces dentelles
Sont d'un goût sans pareil
Tu es la plus élégante
Tu ravives ces braises ardentes.

Tes épaules marmoréennes
Sont découvertes et les miennes
Souhaiteraient tant butiner
Ton svelt corps auréolé.

Tu fais face tel un mirage
Comment pourrais-je rester sage ?
Tu es d'ici l'arc-en-ciel
Tout s'anime d'une étincelle.

J'ai le coeur qui papillonne
Sans toi je n'suis plus personne
Tes cheveux sont si brillants
Dans ces étoiles de diaments.

Dans cette nuit tu scintilles
J'adule toutes tes féeries
Tu ne seras jamais surannée
Tu seras toujours la reine des Fées.


Où est ma reine Titania ?:
Moi Obéron, roi des Elfes
De tous les rois, l'plus fidèle
Je cherche ma reine Titania
Pourquoi tout l'monde ne sait pas ?

Où est ma bonne Fée ?
Pourquoi n'es-tu restée ?
Que s'est-il passé ?
Où es-tu enterrée ?

Où est ma reine Titania ?
Sans elle je reste là, coi
Même dans l'Hadès il n'y a
De plus belles que Titania.

Couple d'esprit
Amants érudits
Relation pur
D'esprits bien plus mûrs.

Où est ma reine Titania ?
T'étais la plus belle qui soit
Il ne me reste plus qu'à
Lentement me laisser déchoir.

L'Impératrice rebelle:
Tandis qu'en moi versifient
Les amalgames de ma vie
Tu croques le fruit qui t'irrigues
Dans l'jardin des Hespérides.

Dans un bruissement de dentelles
Et à l'ombre de ton ombrelle
Tu me regardes sans fard
Malgré qu'il se fasse fort tard.

Tes longs cheveux, ces Apopis
Ne me détournes de tes iris
D'une pureté insaisissable
Rendant mes moeurs insatiables.

Telle la plus belle des Aphrodites
T'as la taille d'une anorexique
Et sans conteste tu es bien
Celle qui a fait de mon coeur sien.

Ta voix sonne comme l'hydromel;
Face à tes sombres prunelles
Je me sens pousser des ailes
Ô Impératrice rebelle.

# Enviado em Terça 18 Julho 2006 13:38